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Un Irlandais à Berlin : Samuel Beckett à travers les rues

Victor De Sepausy - 18.04.2020

Patrimoine et éducation - A l'international - Samuel Beckett archives - Irlande Berlin Beckett - histoire littérature Beckett


Il a 63 ans, vient de recevoir un prix Nobel de littérature dont il ne voulait pas — en 1969 — et abreuve les lecteurs d’un théâtre et de romans où l’absurdité humaine rayonne. Splendide minimalisme de Beckett, où l’âpreté le dispute à un humour surprenant en ces pages. Ce sont ici les rues de Berlin que l’Irlandais arpente, dans une vidéo remontée par la magie du net.



Il interroge les passants, pour trouver son chemin, lit un journal assis dans un café, ou marche aux côtés d’une femme : dans ce film de quelques minutes, c’est un Beckett du quotidien qui apparaît. D’où viennent ces images ? Et dans quel but ? 

Il faut revenir un instant sur l’histoire de l’écrivain et de la capitale allemande : il avait rendu une première visite en 1920 à sa famille — un oncle du côté de sa mère, il a alors 14 ans. Il n’y retournera qu’en 1936, peu après les Jeux olympiques, pour y rester toute l’année suivante. Beckett a alors perdu son emploi à Dublin, s’est brouillé avec James Joyce — et évitait Paris.
 
Le départ pour Berlin, c’est avant tout pour découvrir les arts, mais sur place, il constatera la menace nazie grandissante. Et ses craintes montrent à quel point il prenait cela au sérieux. 

À Berlin, il va découvrir le tableau de Caspar David Friedrich, qui inspirera En attendant Godot : Deux hommes contemplant la Lune, peinture réalisée en 1820. Et qui rappelle évidemment l’ouverture de Godot : « Route à la campagne, avec arbre. Soir. »



 
Ce voyage de 1969 n’existait ainsi nulle part : on en trouve trace dans l’unique journal personnel qui ait été conservé et que son neveu découvrit en 1989, peu après sa mort. Il fut publié en 2011, mais de façon parcellaire.   

Mais alors ces vidéos ? Il se pourrait que ce soit tout bonnement un reportage, quelques rushs réalisés pour un journal télévisé de l’époque : après tout, Beckett est prix Nobel. 



Un internaute s’était d’ailleurs amusé, avec ces images, à produire une sorte de générique pour une série totalement fictive : Beckett y camperait un détective privé… Pour le casting, de véritables stars de l’époque : André le Géant, jouant Little Bim, Jean-Paul Sartre, pour jouer Walleye Molloy et un certain Jean Cocteau dans le rôle d’Huggy Bear…



via Open Culture 


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