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On ne prête qu'aux riches étudiants, pourtant les plus grands pirates

Victor De Sepausy - 14.09.2020

Patrimoine et éducation - A l'international


Quand on a déboursé plusieurs dizaines de milliers de dollars pour une inscription à l’université, que représentent cent ou deux cents de plus pour un manuel scolaire ? A priori peu, mais les recherches récentes montrent que les étudiants des universités privées sont plus enclins à pirater — haut débit oblige…

Bond University
 

Depuis l’avènement des connexions internet puissantes, la contrefaçon en ligne a pris plus d’essor encore. Et sur les campus universitaires, où l’accès web était plus facile, les ayants droit ont rapidement vu le problème poindre. 

Deux organisations américaines — la RIAA et la MPAA — ont joué des coudes et du lobbying pour obtenir dès 2008 des législations strictes. Afin de combattre toute infraction au copyright, des messages surgissent quand les étudiants s’apprêtent à commettre l’irréparable.
 
Cependant, le piratage n’a pas entièrement disparu. Des chercheurs de la Texas Christian University et de l’university of North Texas le démontrent. Ces derniers se sont concentrés sur les deux types d’établissements : privés et publics. Le tout pour mesurer la consommation légale et illégale de films. 
 

Plus aisé, donc plus d'aise ?


Et là où l’on estimerait que les étudiants de facs privées ont plus de ressources — et donc piratent moins — la logique n’est en rien respectée. Les données montrent en effet que les élèves plus aisés ont tendance à beaucoup plus consommer d’œuvres piratées — dans certains cas, jusqu’à deux fois plus. 

40 % des étudiants de facs privées admettent passer par des sources illégales, contre 19 % pour ceux de facs publiques. Le streaming reste la solution privilégiée, — 48 % contre 28 % – même si le peer-to-peer reste vivant — 18 % contre 14 %, note Torrent Freak.

Avec une lueur d’espoir, malgré tout, pour les titulaires de droits. « Près de la moitié des personnes interrogées ont indiqué qu’elles avaient dans une certaine mesure arrêté le piratage de films du fait de la disponibilité de services streaming peu coûteux, contre 17 % qui ne se disent pas concernés. »

L’étude ne porte pas sur le piratage de manuels universitaires, mais laisse entendre que les habitudes de consommation légales ou illégales peuvent finalement être retrouvées sur d’autres segments. On pourra la consulter dans son intégralité à cette adresse.


crédit photo : Kerrie _ CC BY SA 2.0


Commentaires
Mieux vaut prendre les données statistiques avec des pincettes, les chiffres et pourcentages ne remplaçant pas les sujets et ce qui se passe dans leur tête. Leurs motivations peuvent être inconnues des chercheurs parce que ceux-ci n'ont pas posé certaines (les "bonnes") questions aux interrogé(e)s.



Vu de loin, ou par myopie, des infos offertes ici sur les étudiant(e)s étasuniens, certains profanes ou naïfs pourraient en déduire: que ceux des facs privées sont plus riches mais plus pingres et plus pirates que ceux des facs publiques. (Et le contraire, quant à ces deniers). Retour du conte éternel et simpliste des bons et des mauvais.

Voici, pour les non fans des Etats-Unis d'Amérique (ou n'importe quel ingrédients de leur culture), l'occasion de vitupérer autrui. Dangereux, ça: gare au racisme et autres erreurs!



Quelles et combien d'université? Quels et combien d'étudiants retenus dans l'enquête? Quelles sont les conditions d'admission aux carrières, etc. Etc. Les lacunes abondent. Attention aux statistiques!
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