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J'écris donc je suis : apprendre à écrire leur prénom aux tout petits

Auteur invité - 10.07.2020

Patrimoine et éducation - Ressources pédagogiques - apprendre écrire prénom - enfant écriture apprentissage - écriture lecture méthode


Quelle est la première demande d’un enfant qui apprend à écrire ? Bien souvent, la requête est simple : « Comment s’écrit mon prénom ? » À l’évidence, c’est par là qu’il faut débuter. La méthode Alfonic propose des solutions pour apprendre à lire et à écrire aux tous petits.



 
La simplicité orthographique de certains prénoms encourage l’enfant dans son analyse des lettres. S’il se nomme Noé, Lola, Milo ou Maria, et qu’on prend la peine de lui montrer quelle lettre correspond à quel son, il fera très vite le lien entre les sons qu’il prononce et les lettres qu’il écrit. 

Mais le lien entre l’oral (les sons) et l’écrit (les lettres, ou les groupes de lettres) devient très difficile à percer spontanément si l’enfant s’appelle Amandine, Alexandre, Anne-Françoise ou Jean-Charles. C’est là que l’apprentissage au moyen de l’alfonic prend tout son sens. Votre enfant sera tout heureux d’écrire son nom, même s’il sait qu’il utilise une graphie « provisoire ».

Et s’il connaît déjà son prénom en orthographe ? Vous pouvez le féliciter chaleureusement, surtout si son prénom est difficile à écrire. Ensuite, il suffira de lui expliquer que les exercices en alfonic lui permettront d’écrire toutes les idées qui lui viendront, sans se tracasser de faire des fautes.

Il est inutile de l’obliger à écrire son propre prénom en alfonic s’il le connaît en orthographe, mais vous pouvez alors l’encourager à utiliser une couleur différente pour son prénom : qu’il comprenne que le changement de couleur signifie un changement de graphie. En rouge, j’écris en alfonic les mots nouveaux ; en bleu, j’écris en orthographe mon prénom. Cette astuce toute simple lui permettra de ne pas confondre les deux graphies.

Lorsqu’il maîtrisera le principe de l’écriture avec l’alfonic, il sera tout heureux de vous écrire de petites histoires et des mots doux (« bisou, je t’aime ! »). Il prendra l’écriture comme un jeu. Les enfants n’apprennent jamais aussi bien que lorsqu’ils jouent. 

Nous vous souhaitons donc un très bon amusement ensemble !



N’hésitez pas à jouer avec vos enfants : écrivez-leur des histoires, faites-leur rédiger des lettres et des mots doux. Bon amusement ! Pour toute information complémentaire, le site Alfonic.
 
Un livre pour débuter : François-Xavier Nève, Alfonic. Écrire sans panique le français sans orthographe, Now Future Éditions, Liège, 2019. En vente sur Now Future.


crédit photo StockSnap CC 0

Dossier - Alfonic, apprendre à lire et écrire aux plus jeunes


Commentaires
À part l'orthographe, ça ressemble furieusement... à la méthode syllabique (disons avec une étape de moins, puisqu'on ne se concentre que sur la phonétique).
Bonjour,

Il ne s'agit pas du tout d'une méthode syllabique: lire des syllabes n'a aucun intérêt pour l'enfant car une syllabe tirée de son contexte n'offre aucun sens.

En revanche, notre méthode se rapproche de la méthode analytique, à la différence que l'alfonic permet à l'enfant d'écrire très rapidement tout ce qu'il souhaite sans se tracasser des règles orthographiques (qui viendront plus tard, évidemment).

La méthode analytique est très bonne, mais si elle plonge tout de suite les enfants dans les règles orthographiques, on constate trop souvent qu'ils se crispent, inquiets de faire des fautes, et que la lecture et l'écriture deviennent une pénitence plutôt qu'une merveilleuse découverte.

En effet, les difficultés orthographiques sont tellement présentes en français qu'il n'existe pas beaucoup de mots qui s'écrivent comme on les dit. Sans orthographe, on est vite limité à des phrases comme "Noémi a vomi sur papa". Avec l'alfonic, nous voulons encourager les enfants à s'exprimer (ce qu'ils font déjà très librement oralement). L'important est qu'ils se sentent en confiance. Ensuite, corriger leur prononciation, la structure de leurs phrases orales puis (plus tard) leur orthographe vient en deuxième lieu.

Ai-je répondu à votre question?

Pour toute information complémentaire, nous vous répondrons avec plaisir (info@alfonic.org).

Bien à vous,



Wendy Nève, pour le Cercle alfonic
Bonjour



J'ai bien compris la démarche et je vous remercie.

La méthode syllabique est sans doute un « frein » à l'écriture, mais en aucune manière à la lecture. Je dirais même que plus un enfant lit vite, et plus vite il intègre les règles d'écriture du français.

Je ne suis pas persuadé qu'ajouter une couche à l'apprentissage soit bénéfique en terme de « productivité » pour l'enfant. Il faut quelques semaines à un enfant pour apprendre à déchiffrer, moins de trois mois pour lire un peu près correctement. Il faut ensuite presque toute la primaire pour appréhender les règles de grammaire (enfin, tout ceci n'est valable qu'avec l'ancienne méthode syllabique, quand on apprenait à lire et à écrire (dictée, analyse grammaticale, etc.). Les taux d'échec étaient somme toute assez faibles.

Avez-vous des statistiques sur votre méthode ? Quel gain par rapport à la méthode actuelle (globale & consorts) et la méthode syllabique ? Merci.
Bonjour,



Merci pour vos remarques et vos questions. Cependant, l’alfonic ne sert pas à « ajouter une couche à l’apprentissage », il n’est ni un détour ni une complication inutile.



Je laisse une enseignante qui a utilisé l’alfonic durant toute sa carrière vous répondre : « C’était mieux avant ? Alfonic permet de sérier les problèmes et graduer les efforts de l’enfant, il ne s’agit pas de compliquer la tâche de l’écolier. Pendant l’acquisition du langage oral, l’enfant doit acquérir un nombre impressionnant d’habitudes de prononciation, de tours grammaticaux et de mots de toutes sortes et il n’y arrive pas du premier coup. Avec l’alfonic, qui n’est pas une méthode mais un outil, il accède à une forme écrite sans complication. En lisant ses propres textes, il a conscience des mots, de la structure de la phrase et il y met le ton en baissant la voix à chaque fin de phrase. Il a écrit son texte et le lit correctement parce qu’il a appris à bien former ses lettres et il comprend ce qu’il lit. Il n’hésitera pas à utiliser un vocabulaire recherché. Il peut utiliser des mots difficiles, par exemple : « chrysanthème ». Il rencontrera par hasard cette graphie au cours de ses lectures car elle n’est pas présentée au C.P. [première primaire] Si alfonic n’est pas poursuivi au Cours Préparatoire, l’analyse des phonèmes et leur combinaison, la maîtrise de l’écriture et de la lecture qui ont été acquises sont cependant une préparation de premier ordre à n’importe quelle approche du langage écrit. »



L’alfonic propose simplement d’aborder les difficultés les unes après les autres : d’abord l’écriture, ensuite l’orthographe. De même, quand vous avez appris à conduire, il est fort probable que vous ayez d’abord appris à maîtriser votre voiture sur un parking vide avant de vous lancer sur la route. L’étape du parking ne vous a pas été présenté (ni ressenti par vous) comme « un détour » ou une étape « supplémentaire » donc inutile, mais au contraire comme une étape « intermédiaire » rassurante qui vous a permis de vous sentir serein le jour où vous avez dû, pour la première fois, sortir sur la route. Une fois sur la route, désormais maître de votre véhicule, vous avez pu vous concentrer, sans paniquer, sur les feux rouges et les autres automobilistes.



C’est exactement le but de l’alfonic : faire maîtriser aux enfants le principe de l’écriture avant d’aborder ses innombrables difficultés orthographiques. L’alfonic a été efficace partout où il a été utilisé.



Quant à la « méthode » globale, elle noie les enfants dans la lecture sans leur avoir donné les clés du fonctionnement de l’écriture : les enfants voient donc dans l’écriture un rébus opaque, et dans la lecture une devinette. Avec l’alfonic, nous voulons faire comprendre aux enfants le fonctionnement logique et rigoureux de l’écriture, avant de passer aux règles orthographiques (des règles certes difficiles, mais qui ont leur explication rationnelle, elles aussi).



N’hésitez pas à nous recontacter si vous avez d’autres remarques. C’est avec plaisir que nous vous répondrons.



Wendy Nève, pour le Cercle alfonic
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