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Albert Camus, Prix Nobel : “Les vrais artistes ne méprisent rien”

Antoine Oury - 10.01.2020

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Le 16 octobre 1957, Albert Camus apprend qu'il reçoit le Prix Nobel de Littérature, « pour son importante œuvre littéraire qui met en lumière, avec un sérieux pénétrant, les problèmes qui se posent de nos jours à la conscience des hommes ». Il est le premier surpris, assurant qu'André Malraux aurait dû l'avoir avant lui. Quelques mois plus tard, il prononce un remarquable discours devant l'Académie suédoise... 

1946 Albert Camus, Paris
Albert Camus, en 1946 (Ur Cameras, domaine public)


Âgé de 44 ans seulement, Albert Camus reçoit donc la plus importante des distinctions littéraires, quelques mois après la parution de La Chute chez Gallimard, dont la résonnance auprès du comité Nobel fut très importante. Le 10 décembre 1957, à l'Hôtel de Ville de Stockholm, il prononce un discours de réception marqué par ses convictions sur le statut de l'écrivain et l'engagement nécessaire de ce dernier.
 


Jeté dans le monde, homme parmi les hommes, l'écrivain ne devrait avoir d'autre aspiration que de se mêler à la révolte nécessaire à la condition humaine, selon Albert Camus. « [L'art] oblige donc l’artiste à ne pas se séparer ; il le soumet à la vérité la plus humble et la plus universelle. Et celui qui, souvent, a choisi son destin d’artiste parce qu’il se sentait différent apprend bien vite qu’il ne nourrira son art, et sa différence, qu’en avouant sa ressemblance avec tous », explique Camus dans son discours, accessible à cette adresse.
 
Le voyage à Stockholm de Camus sera aussi l'occasion d'exprimer une de ses opinions les plus polémiques, sur la lutte pour l'indépendance de l'Algérie. Interrogé par un étudiant algérien sur la lutte armée du Front de Libération nationale (FLN), qui a recours au terrorisme pour faire valoir son point de vue, Camus réplique : « En ce moment, on lance des bombes dans les tramways d’Alger. Ma mère peut se trouver dans un de ces tramways. Si c’est cela la justice, je préfère ma mère. » (via Wikipédia)

Il est possible d'entendre l'intégralité du discours prononcé par Albert Camus ci-dessous.

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