Virgin : l'actionnaire Lagardère doit prendre ses responsabilités

Clément Solym - 28.03.2013

Edition - Librairies - Virgin - actionnaires - Tribunal de Commerce


Patrick Zelnik n'a pas caché, ces dernières semaines, son intérêt pour la reprise du groupe Virgin et de ses 26 magasins. Le patron du label Naïve « étudie la reprise de l'intégralité du réseau, soit 26 magasins, dont le Virgin Megastore des Champs-Élysées », a-t-il expliqué la semaine passée. Le projet, Naïve Medina, serait un souk culturel, où les clients déambuleraient tranquillement... Mais Zelnik n'est pas le seul. 

 

 


 

 

En effet, dans la presse, on a pu apprendre que des enseignes comme Fnac, ou encore Monoprix, seraient intéressées par le dossier. Cultura également, qui aurait visité quelques-uns de magasins de l'enseigne... ce qui conduirait inévitablement à un morcellement de l'enseigne, revendue ici pour trois établissements, là pour un seul, et là-bas sur une dizaine, etc. 

 

Une bonne nouvelle est tombée pour les salariés, alors que le Tribunal de Commerce a décidé de poursuivre la période de redressement judiciaire. Une décision attendue pour les représentants du personnel et vivement souhaitée pour les créanciers. « Il était important, non, primordial, que le Tribunal prolonge la période de redressement », nous explique une maison parisienne, impactée déjà fortement par la situation de Virgin.

 

Cette prolongation implique en effet que des acteurs s'intéressent à la reprise de Virgin, mais pour autant, ne signifie pas que la situation est sauvée. Le 5 avril prochain, les repreneurs devront se manifester, et jusqu'au 24 mai, s'enchaîneront les réunions de comité d'entreprise et les rencontres avec les acteurs potentiels. « C'est la possibilité d'un éclatement de la chaîne que nous redoutons », expliquent les syndicats. 

 

Et de poursuivre : « La semaine suivante, l'administrateur judiciaire s'emploiera à examiner leur sérieux, notamment sur le plan financier. Les élus du CE seront associés à cette phase et auront notamment la possibilité de discuter avec les repreneurs pour tenter d'améliorer les offres. »

 

Pour l'heure, « la trésorerie est suffisante pour aller jusqu'en juin ou juillet », assurait Christine Mondollot, présidente du directoire de Virgin, dont la dette s'élève encore à 109 millions €.  

 

La prochaine étape sera de se tourner vers Lagardère, autre actionnaire - et historique, lui - de Virgin. « Nous allons faire parvenir une lettre à Lagardère pour leur demander de rejoindre les négociations que nous avons entamées avec Butler. Nous voulons leur faire entendre raison, et si la réponse est négative, alors il faudra mettre la pression sur cet actionnaire. Jusqu'à présent, il ne s'est jamais manifesté dans les négociations », précise Sylvain Alias, du syndicat Sud.

 

«  Butler a ouvert la discussion avec les représentants, Lagardère doit en faire de même ! D'autant que nous avons appris ce matin que Lagardère, actionnaire historique de Virgin Stores avait déclaré 6,5 millions d'euros à la mandataire judiciaire en titre de créances.  Ce serait un comble que, dans la situation qui est la nôtre, nous versions de l'argent à cette riche société, qui n'a jamais voulu financer notre développement et nous a poussés au dépôt de bilan », ajoute la CGT.

 

Pour les salariés, la situation reste délicate : si le plan de sauvegarde doit se faire au niveau national, les syndicats vont tout faire pour tenter de conserver un maximum d'emplois par les repreneurs. 




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