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Lindsay Lohan en procès pour avoir planté son éditeur de 365 000 $

Gariépy Raphaël - 11.09.2020

Edition - Justice


En 2014, l’actrice avait conclu un contrat avec la maison d’édition américaine pour l’écriture d’un livre autobiographique. Six ans plus tard, et en dépit d'une avance de 365.000 $ Lindsay Lohan n’a toujours pas rendu son manuscrit.  
 


 
Il y a les élèves qui rendent leur copie avec des semaines de retard, et Lindsay Lohan. En 2014, alors qu’elle est en plein tournage, l’actrice fait la rencontre d’un agent littéraire et lui parle de son projet d’écrire un livre inspiré de sa vie. Pressentant un futur best-seller, la maison Harper Collins s’empresse de conclure un accord avec Crossheart Productions, la société de Lohan, pour obtenir l’exclusivité sur le futur ouvrage. 

Selon les termes du contrat, la version définitive du manuscrit devait initialement être envoyée à la maison avant le 1er mai 2015... Les deux parties avaient convenu, en 2016, de repousser cette date limite au 15 mars 2017. Pour encourager l’écrivaine débutante, l’éditeur aura de plus versé à l’actrice une avance de 365.000 $.
En 2018, Harper Collins choisissait de résilier le contrat avec l’actrice et informait sa société qu’ils attendaient leur argent. Deux ans plus tard, la situation n’a pas évolué et la maison a perdu patience. Un procès a été intenté ce jeudi à la Cour suprême de New York : l’éditeur demande désormais le remboursement de l’avance, avec intérêts, ainsi que le coût des frais juridiques plus d’« autres réparations que la Cour juge justes et appropriées ». 

Contacté par USA Today, l’agent à l’origine de la transaction a déclaré : « C’est un livre de plusieurs millions de dollars, ça c’est certain. Maintenant, c’est vraiment à Lindsay de se bouger : de s’asseoir et d’écrire. Il suffit qu’elle retrouve les notes qu’elle a déjà et qu’elle commence à rassembler les morceaux. »


Crédit photo : ILOVETHEOC CC BY SA 4.0


Commentaires
Cet article m'inspire deux réflexions.

La première est qu'il existe un monde éditorial, plein d'argent, qui est prêt à vendre son âme au diable pourvu que les ventes soit à la hauteur. Le rachat par Le Seuil d'un brûlot féministe va dans le même sens en France alors que par ailleurs, la règle est la précarisation des auteurs.

La seconde est la notion même d'auteur. Un éditeur vient chercher (de force) quelqu'un qui n'écrit pas, n'a mis en avant aucune disposition à l'écriture, lui offre une fortune pour écrire sa biographie (à 30 ans, à quand la bibliographie de Jordy ?). C'est une insulte aux écrivains en général et montre le manque de respect du monde éditorial envers ceux dont c'est le métier.

Je ne pleurerai pas sur les malheurs de cet éditeur. Il a joué, il a perdu. Mais je n'arrive pas à me sortir de l'esprit qu'avec cette somme, des centaines (en France) ou des dizaines (aux États-Unis) de primos-auteurs auraient pu sortir leur premier bouquin. Et pas forcément une bouse comme les souvenirs d'une bimbo.
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