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Les bons garçons, ou l'envoûtante Italie des années 70

Victor De Sepausy - 14.08.2020

Edition - Les maisons - bons garçons Rome - Pierre Adrian roman - rentrée littéraire 2020


AVANT-PARUTION – Rome, 1975. Les vacances d’été s’achèvent. Trois garçons des beaux quartiers rencontrent deux jeunes filles du peuple. Ils flirtent en voiture et dans les cafés. Ils ne vivent que dans l’attente de la prochaine soirée. Jusqu’à ce que les garçons invitent les filles dans une somptueuse villa du Circeo, rocher qui surplombe la mer Méditerranée.



 
« Là-bas, racontait-on, les bateaux d’Ulysse et de ses compagnons avaient débarqué non loin du palais de Circé. Au cours d’un banquet de fête, la magicienne avait ensorcelé les marins. Et les hommes s’étaient transformés en porcs. » 

Pierre Adrian fait renaître dans ce roman noir et envoûtant l’Italie dans années 1970, la fin de l’enfance et le temps des dernières insouciances, la sensualité, la séduction quand elle bascule dans la violence et les lieux frappés de forces qui nous dépassent.

Les Equateurs proposent d’en découvrir l’incipit et un premier extrait : 
 

Rome, dimanche 12 mai 1974.
C’était un jour bleu, un dimanche à tout foutre en l’air. Les filles riaient, serrées l’une contre l’autre sur la mobylette. Raffaella conduisait à fond les manettes avec le sentiment que rien de grave ne pouvait arriver. Et Maria Grazia s’accrochait derrière elle comme elle pouvait, sans savoir où abriter ses jambes. Ce dimanche-là, tout semblait permis. On se croyait déjà en été sous ce ciel bleu. Et le gémissement des goélands donnait des envies précoces de bains de mer, de longues journées à Ostie. À ne rien faire, être là simplement, retourner le sable avec ses pieds, s’aveugler de soleil. Regarder les garçons piailler derrière leur ballon. Et rire, rire beaucoup. Raffaella posa pied à terre devant la fontaine aux tortues, piazza Mattei. Le silence de la placette, déserte, était à peine brisé par le gargouillement de la fontaine et les voix lointaines qui résonnaient dans les cours d’immeubles.
Raffaella était celle qui tenait le guidon de la mobylette. À l’arrêt, sa jambe bandée soutenait la machine comme le ferait un motard chevronné. Elle était plutôt grande pour une lycéenne de son âge. Avec un regard triste sous d’épais sourcils déçus ; ils racontaient mal son obstination, sa joie désordonnée. Raffaella agissait, elle forçait les décisions, elle entraînait. Reste à savoir si faire des choix vous rend coupable. Il n’était pas dit qu’un jour cela finirait mal. 

 



Né en 1991, Pierre Adrian est déjà l’auteur aux Éditions des Équateurs de La Piste Pasolini (Prix des Deux Magots et Prix François Mauriac de l’Académie française 2016). Des âmes simples (Prix Roger Nimier et Prix Spiritualité d’Aujourd’hui 2017). Le Tour de la France par deux enfants d’aujourd’hui, écrit avec Philibert Humm. Les bons garçons est son premier roman.


[à paraître 27/08] Pierre Adrian – Les bons garçons – Les Equateurs – 9782849906965 – 10 €



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