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Don Winslow aux républicains frileux : Votez Biden, mais dites avoir voté Trump

Clément Solym - 02.09.2020

Edition - International - romancier Don Winslow - Donald Trump Biden - élection présidentielle américiane


Avez-vous eu le plaisir de lire Dernier verre à Manhattan (trad. Philippe Loubat-Delranc) ou encore la série Frank Deker (même traducteur) ? Alors vous êtes certainement sensible au charme de Don Winslow, dont les romans policiers ne laissent pas de marbre. Eh bien, l’écrivain s’est lancé dans un autre genre : la diatribe politique…



Quand un best-seller comme Don Winslow décide de s’adresser à l’électorat américain, on s’installe confortablement dans son canapé et on savoure, une Caipirina en main. À l’approche des prochaines élections présidentielles, deux camps s’opposent : celui de Donald Trump, qui depuis quatre ans fait rire et pleurer. Et celui de Joe Biden, ancien vice-président dont on ne sait s’il faut en rire ou en pleurer.
 
Au milieu, des électeurs, parfois perdus. D’un côté, les républicains, dont la sensibilité les porte vers Trump, de l’autre, les démocrates, qui iraient alors vers Biden. Et dans cette marée de voix, les républicains qui en ont marre de Trump — on vient d’apprendre que Christopher Gibbs, figure républicaine, votera Biden. Mais dans le même temps, tous n’assument pas de donner leur bulletin au colistier de Barack Obama.

Dans une lettre ouverte qui a opté pour le format vidéo, Winslow propose une solution simple, accommodante, et pratique : voter pour Biden et ne le dire à personne…
 


La « Lettre ouverte aux républicains » interpelle ainsi les membres du parti qui persistent à soutenir Trump, malgré les scandales, les infox, les pitreries, les contradictions, les mensonges, l’incompétence en ce qui concerne la pandémie, l’agressivité. Surtout qu’en plus, l’actuel président ne manque pas de défauts.

Pour Winslow, l’alternative s’impose : « Ce 3 novembre, vous pourriez mettre fin au chaos. Vous pouvez dire à vos amis, et à votre famille que vous avez voté pour Trump, alors que vous aurez voté pour Joe Biden. Personne ne le saura. »

L’animosité du romancier à l’égard de Donald est connue : dans son dernier ouvrage, La frontière (traduit par Jean Esch, chez HarperCollins), il s’amusait à décortiquer et romancer la guerre contre la drogue et les cartels que Trump avait décidée de lancer. Chose d’autant plus amusante que le roman se déroule en 2017, au lendemain de l’investiture dudit président…

Et pour qui douterait encore de ses intentions, il suffit de consulter les différentes vidéos qu’il a pu mettre en ligne : toutes cherchent à saper les efforts déployés pour aboutir à la réélection de l’actuel POTUS. 

Pour l’instant, Trump n’a pas twitté. De peur de se prendre une nouvelle plainte avec 150.000 $ de dommages-intérêts à la clef ? 


illustration Malarrama CC BY SA 4.0


Commentaires
Le conseil n'est pas bête du tout. Et comme le vote est secret (espérons-le), pas de problème de conscience.
Franchement, le jour où les auteurs parleront de leurs œuvres uniquement, le monde se portera mieux.

Ce mec me rappelle le grand Sylvester Stallone quand les journalistes l'interviewait sur la politique américaine.
Franchement le jour où les imbéciles réfléchirons, le monde se portera mieux.
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