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Cinq ans après l'assassinat d'un éditeur au Bangladesh, le combat de son épouse

Clément Solym - 03.07.2020

Edition - International - Faisal Arefin Dipan - Bangladesh fondamentalistes meurtre - éditeur soutien internation


À l’âge de 43 ans, l’éditeur Faisal Arefin Dipan a été assassiné au Bangladesh, en 2015. L’enquête n’a depuis pas vraiment avancé, mais l’International Publishers Association veut aider. Alors que la veuve, Razia Rahman Joly a pris la suite de l’activité d’édition, les temps sont difficiles.


 

Il fallait du courage pour s’opposer aux fondamentalistes religieux, en publiant les textes laïques que Faisal Arefin Dipan a proposés au public. Ces ouvrages mêmes qui lui ont coûté la vie, le 31 octobre 2015.

En sa mémoire, sa femme a repris la maison d’édition, et même la librairie Dipanpur. Or, avec le confinement, le commerce du livre est devenu plus délicat. Elle avait pourtant diversifié ses activités avec des ateliers d’écriture créative, des séances de dessins, de chant, ou encore de débats pour les enfants. Un auditorium permettait également de réaliser des présentations de livres.

Cependant, note Kristenn Einarsson, responsable de la commission Liberté d’expression à l’IPA, la pandémie a frappé fort. Pour les éditeurs du monde entier, certes, mais le travail de Dipan et l’engagement de son épouse à sa suite « méritent notre soutien ». 

Et d’ajouter : « Personne n’a fait face à la justice, après la mort de Dipan. Perdre cet éditeur et cette librairie serait une victoire pour ceux qui tentent de nous priver de toute liberté d’expression par l’intimidation. »

Ainsi, l’IPA organise un appel aux dons, en montrant l’exemple : 1000 francs suisses ont été versés pour ouvrir la cagnotte. 

La situation est tendue : après trois mois de confinement, et aucun revenu, la librairie et la maison risquent la fermeture et l’expulsion — désormais imminentes. 

Razia Rahman Joly indique dans un communiqué que Dipanpur est plus que ce lieu de vente ou d’édition. Non seulement à travers les différentes activités qui ont été montées, mais plus personnellement parce que le lieu respire la présence de son défunt mari, et son enthousiasme.

L’éditeur avait reçu, en 2018, le prix spécial Voltaire de la liberté d’édition, à titre posthume. Depuis 2013, neuf éditeurs et blogueurs ont été assassinés au Bangladesh…


photo : Faisal Arefin Dipan


Commentaires
Tué par des ISLAMISTES... Ce serait bien de le rappeler quand même.

La lèpre du XXIe siècle...
Des personnes courageuses et admirables.
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