Biélorussie : auteurs et traducteurs solidaires des citoyens et opposants

Antoine Oury - 26.11.2020

Edition - International - bielorussie dictature - auteurs traducteurs - Loukachenko


La Fédération des associations européennes d’écrivains (European Writers' Council, EWC) et le Conseil Européen des Associations de Traducteurs Littéraires (CEATL) annoncent le lancement d'une campagne de soutien aux citoyens biélorusses, à l'occasion du 90e anniversaire de l'écrivain biélorusse Uladzimir Karatkievich (1930-1984).

Protests in Minsk, Belarus


Depuis plusieurs mois, chaque dimanche, des citoyens biélorusses manifestent pour contester son élection à la présidence du pays. En poste depuis 26 ans, le président Alexandre Loukachenko est accusé par ses opposants d'avoir muselé l'opposition politique dans le pays, mais aussi d'avoir manipulé les votes et les résultats des élections présidentielles d'août 2020 : il avait alors obtenu 80 % des suffrages, selon les chiffres officiels.

Pour appuyer les manifestations hebdomadaires, régulièrement réprimées par les autorités, la Fédération des associations européennes d’écrivains (European Writers' Council, EWC) et le Conseil Européen des Associations de Traducteurs Littéraires (CEATL) entament, ce 26 novembre, une campagne en ligne intitulée « #freewordsbelarus » pour défendre la liberté d'expression et d'opinion dans le pays.

« Les dictateurs ont toujours menacé les auteurs et les artistes, en premier lieu, parce que c'est de là que peut venir la résistance la plus farouche. Nos collègues sont en première ligne pour défendre les valeurs de la démocratie », souligne Nina George, présidente de la Fédération des associations européennes d’écrivains.

« Nous sommes témoins de la violence et de l’oppression du régime, nous sommes témoins des attaques contre la liberté d’expression, mais nous entendons également les voix courageuses du Bélarus qui refusent de se taire. Nous sommes à vos côtés — et élevons nos voix pour le mouvement démocratique biélorusse », ajoute pour sa part Morten Visby, président du CEATL.
 
La campagne #freewordsbelarus s'appuie sur des textes lus à voix haute, avec pour commencer The Border, tiré du livre Frescoes de Barys Pjatrovitj, membre du conseil d'administration de l'Union des écrivains biélorusses. Le texte a été traduit en anglais par un traducteur resté anonyme, pour des raisons de sécurité. Chacune des 35 phrases du texte est lue par des auteurs et traducteurs européens, pour mieux traverser les pays.

L'initiative solidaire a été imaginée par Grethe Rottböll, présidente de l'Union des écrivains suédois, et Viveka Sjögren Bangoura, à la tête du comité international de l'EWC.
 


Photographie : Manifestation à Minsk, en septembre 2020 (Jana Nizovtseva, domaine public)


Commentaires
Comment voulez-vous après qu'on prenne au sérieux toutes ces organisations censées représenter les écrivains ? Elles font tout, sauf parler des écrivains. Faire de la politique n'est pas un mal en soi, à condition de fonder une organisation dont c'est le boulot.
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