Aux commencements, Jürg Schubiger & Franz Hohler

Clément Solym - 20.04.2009

Livre - commencements - Jurg - Schubiger


Voici un de ces petits livres comme on ne peut que les aimer. Avec des illustrations de Jutta Bauer, précisons-le immédiatement, il s’agit là d’un recueil de contes qui ne feraient presque que commencer. Chacune des histoires est un début, dont on souhaiterait presque qu'ils n’aient jamais de fin. Si c’était un bête adulte qui devait chroniquer ce livre, il vous raconterait que l’on tient ici un ouvrage didactique intéressant, qui s’adresse manifestement à un jeune public pour lui offrir des éléments simples et accessibles d’histoires amusantes.
 

Ou encore qu’il dispose d’un potentiel pédagogique intéressant pour des lectures un peu confirmées tout de même, et que les illustrations souvent assez naïves illustrent un propos porté vers l’ouverture à autrui et qu’il s’en dégage un certain nombre de notions exploitables. Ainsi, on pourrait aborder les caractéristiques sociales qui sont présentes : on aborderait alors l’échange, l’autre, le partage…
 

Bref, si c’était un bête adulte qui vous en parlait, alors très vite, on perdrait de vue que c’est un livre charmant qui s’adresse aux enfants qui savent déjà lire et peuvent se débrouiller sans les bêtes adultes qui de toute manière n’y comprennent rien. Alors, on va laisser Ferdinand, 9 ans, qui est fier d’avoir eu récemment un 9/10 en rédaction, vous en parler. Ce sera peut-être moins complet, mais autrement plus significatif.
 

« D’abord, j’ai bien aimé les dessins, parce qu’ils sont jolis et qu’on voit des sorcières, des animaux et des cartes postales. C’est drôle, il y en a plein et on peut regarder que les images, sans lire les histoires, pas comme une BD mais c’est bien quand même.

Ensuite, les histoires, parce que tu m’as dit que c’était important de le dire quand même [NdR : authentique, Ferdinand est un petit garçon très serviable, merci à ses parents tout aussi serviables de nous l'avoir prêté...], y’en a plein. Et même, je crois que j’en ai lu une par jour. [NdR : Ferdinand n’a pas tort, il y en a 33 en tout]. Elles sont amusantes, et j’ai bien aimé celles des baskets et aussi celles où les gens ils apprennent à faire des phrases. Même si à la fin, ça finit par la guerre parce qu’ils sont pas capables d’aimer.
 

Le livre est bien parce qu’il est petit, mais en même temps, il est solide. Je l’ai pas fait exprès, mais je l’ai fait tomber et il était pas tordu. Et puis, ça parle avec des mots que j’ai compris, ou peut-être pas un ou deux, mais j’ai tout compris.

Je peux le garder alors le livre ? »
 

Vous comprendrez qu’après une telle analyse, il nous aurait brisé le cœur de reprendre son livre à Ferdinand, bien qu’avec ce qu’il nous en ait dit, nous ayons aussi eu envie d’avoir notre exemplaire. Et puisqu’il faut parfois laisser aux bêtes adultes le soin de dire du bien des choses qu’ils ont aimées, on ajoutera simplement que Aux commencements nous a vraiment réconciliés avec les titres jeunesse…
 

Philosophie à l’usage des plus jeunes, une note de tendresse – que l’on confond souvent avec la poésie, même si les deux ne sont pas incompatibles – et un grand bol de fraîcheur, il n’en fallait pas plus. Le tout illustré par la talentueuse Jutta Bauer. Que du bonheur…


Offrez-vous Aux commencements, de Jurg Schubiger, Franz Hohler, Jutta Bauer




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