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Nia, nouvelle liseuse de Kobo : “L'audiolivre produit des néo lecteurs”

Nicolas Gary - 15.07.2020

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Les doigts de pieds dans le sable, en éventail ou confortablement logés dans une paire de tongs, voici donc les vacances qui se profilent. Et pour l’occasion, Kobo présente enfin la dernière-née de ses liseuses : la Nia. Un modèle sous la barre des 100 €, qui dispose des mêmes fonctionnalités que ses aînées. Un point d’entrée, économiquement, avec tout ce qu’il faut pour séduire.


 

La Nia sera proposée pour 99,99 € : le pari symbolique des 100 € est atteint. Si la marque canado-japonaise ne se positionne pas au même niveau que son concurrent Kindle (75,99 €), son appareil n’en demeure pas moins séduisant. Plus léger de 2 grammes, disposant d’un stockage de 8 Go (contre 4 Go pour le Kindle), Kobo réussit à s’immiscer sur un segment du marché avec un appareil de lecture convaincant. 

Durant la lecture, une simple impulsion sur le centre de l’écran permet d’afficher les différentes options et menus, ou encore la barre de défilement, pour sauter des pages — le droit inaliénable du lecteur, numérique ou non.

Côté technique, la Nia n’a pas à rougir : écran Carta E Ink de 1024x758. Définitivement, ce n’est pas de la haute définition, mais l’appareil fait le job sans peine. Après tout, on attend en priorité d’une liseuse qu’elle soit lisible en extérieur, sans reflet. Le tout avec 212 ppi – contre 167 pour la Kindle : même en entrée de gamme, on dispose d’un modèle sensiblement plus confortable, donc. 

Dans ses dimensions, le modèle est classique : les mensurations sont de 11 x 16 cm, avec une épaisseur de 9 mm, presque une norme. Enfin, les 8 Go de stockage — sans entrée pour une carte microSD — autorisent le transport de 6000 ebooks. Même pour un lecteur vorace, le nombre est significatif.

Et puis, comme on ne change pas une équipe qui gagne, l’outil de rétroéclairage, ComfortLight, est toujours présent : même en pleine nuit, et sans avoir besoin de lampe de chevet, la lecture continue.
 

L’ebook sur un déclin... ascendant 


« De mars à juillet, nous avons vu les utilisateurs de Kobo passer globalement 93 % de temps supplémentaire à lire par rapport à l’année précédente. Nous avons également eu un flot de nouveaux lecteurs qui ont choisi la lecture numérique pour la première fois, après avoir découvert ses nombreux avantages et sa flexibilité », indique le PDG de Kobo, Michael Tamblyn.

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Au sortir du confinement, les différents acteurs de la lecture numérique en France assuraient à ActuaLitté que les ventes de liseuses avaient connu une forte, voire très forte augmentation. Pour Kobo, les volumes avaient doublé sur la période, en regard de 2019 — et des acteurs comme Bookeen ou Vivlio observaient des tendances similaires.

Fabian Gumuccio, responsable Kobo Europe du Sud, revient avec nous sur le lancement de l’appareil, mais également le contexte post-confinement, très largement favorable au livre numérique. Autant que pour le livre audio, ainsi qu’il nous l’explique. Entre 5 et 6 millions de titres numériques ont été téléchargés durant les semaines de réclusion à domicile – domaine public et œuvres payantes confondus…

Reste que « dans la plupart des pays d’Europe, nous avons enregistré un temps passé à lire en augmentation de plus de 100 % », souligne Fabian Gumuccio. Une tendance qui a diminué au déconfinement, mais qui se maintient nettement au-dessus des chiffres de 2019. Pour lui, le livre numérique poursuit une croissance progressive, qui n'a rien de fulgurant, mais reste constante.

Avec l'adjonction de l'audiolivre, de nouveaux lecteurs se profilent même : de quoi conforter l'entreprise dans l'idée qu'elle ne fait pas fausse route.

La Kobo Nia est en précommande dès aujourd’hui, et les livraisons s’effectueront à partir du 21 juillet.



Ndlr : une précédente version de cet article indiquait que différents livres numériques étaient préchargés : c'était effectivement le cas, mais pour notre appareil de test. Ils ne sont pas présents pour la version grand public. 


Crédit photo : ActuaLitté CC BY SA 2.0


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Commentaires
Je viens de me laisser tenter par une liseuse (une Kobo). Mon avis est mitigé.

Pas de souci pour la lecture en général, de jour comme de nuit. L'ergonomie pourrait sans doute s'améliorer, notamment le toucher d'écran qui est discutable. Les options sont suffisantes et pouvoir régler la taille des caractères est un confort appréciable, et un atout sur le livre papier.

Après, il y a la partie noire du numérique. Premièrement, la qualité des livres est souvent très discutable. On se demande parfois jusqu'à quel point certains éditeurs, et pas les plus petits, ne font pas cela par-dessus la jambe. La liste est longue des aberrations : pas de renvoi de paragraphe avec le dernier dialogue (le

pour ceux à qui ça parle), une gestion hallucinante des notes (alors même que cela devrait un atout du numérique, cela devient un cauchemar), une litanie de fautes (de frappes, de copier-coller), etc.

Un truc bizarre sur la Kobo : le dico « offert » est nettement moins bon que le wiktionnary accessible en ligne... Le dico ne trouve aucun mot « compliqué » de 20 000 lieues sous les Mers. Balèze pour un dico ! Pourquoi n'avoir pas mis le wiktionnary dans la Kobo ? Avec mise à jour...

Un autre truc pénible : dès que vous avez plus de deux ou trois livres, la gestion des bouquins est impossible à faire avec la liseuse. Il faut passer par un outil tiers, comme Calibre (excellentissime et c'est un logiciel libre ! Ou comment un groupe de volontaires supplée les incapacités d'un outil payant)

Enfin, la partie la plus noire : les DRM. Si vous n'utilisez pas un Mac ou Windows, vous n'avez pas tout simplement pas le droit de lire un livre avec un DRM ! Hallucinant... Déjà, la notion de DRM fait pitié : acheter un livre qu'on ne peut lire que sur un seul support, ne pas perdre ou changer de support. Ensuite, je me suis rendu compte que certain DRM ne se lisait tout simplement pas ou faisait planter la Kobo... Bravo !

Enfin, l'arnaque des livres numériques gratuits des éditeurs, notamment pendant le confinement. Hormis ceux avec DRM, qui sont soi-disant proposés sans DRM, il y a les livres complets qui sont... partiels.

Bref, ce n'est pas demain la veille que l'usage explosera. La liseuse a bien des avantages, pourrait avantageusement compléter l'usage du livre papier, mais à ce jour, vu le prix d'une liseuse, le prix d'un livre numérique illisible et les arnaques autour, ce n'est pas demain la veille.

Je pense que c'est fait exprès : le monde de l'édition actuelle fait tout pour freiner le développement du numérique. Certains ont trop à perdre.

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