Les éditeurs demandent à Apple une meilleure remise sur les ebooks

Clément Solym - 07.12.2020

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Janvier 2021 marquera un grand tournant dans le monde de l’application : en effet, Apple va baisser le montant de la commission prise sur toutes les ventes réalisées via l’App Store. Passant de 30 % à 15 %, l’entreprise espère ainsi calmer la grogne ambiante, qui accuse la firme à la Pomme de croquer à trop grandes dents dans le business des développeurs. La remarque a été entendue… et suivie.

produits Apple
 

Avec l’instauration d’un programme inédit ciblant les petits développeurs, Apple a donc mis en place un nouveau système : App Store Small Business a vocation à aider les petites entreprises et les développeurs indépendants. Ces derniers étant définis par le volume du chiffre d’affaires : moins d’un million de dollars généré depuis l’App Store.

Ce vibrant plaidoyer en faveur du petit commerce a suscité quelques tendres réactions. Le comité de l’Independent Book Publishers Association (IBPA), organisation qui regroupe quelque 3600 maisons d’édition, fondée en 1983, demande à bénéficier des mêmes avantages. 

Puisque les 30 % de commission s’appliquaient également dans les achats réalisés à l’intérieur des applications, les éditeurs réclament un abattement similaire dans Apple Book, la librairie-bibliothèque de iOS. 
 
« Les développeurs de logiciels indépendants ne sont pas les seules petites entreprises actuellement soumises à la commission de 30 % d’Apple », insiste l’IBPA. « La société encourage les auteurs et les éditeurs indépendants à rejoindre Apple Books for Authors, mais puise une commission de 30 % sur chaque vente de livre numérique », explique-t-on.
 

Un marché qui a profité de la pandémie


On ignore quelles sont les parts de marché d’Apple sur le segment de l’ebook outre-Atlantique, mais depuis quelques mois, ce dernier a tendance à remonter dans le volume de vente. On comprend donc que les éditeurs saisissent le bâton pour battre. Ainsi, pour le mois de septembre, les ventes d’ebooks sur le territoire américain ont remonté de 22 % en regard de septembre 2019. De l’année 2019 à l’année 2020, c’est un bond de 15,8 % , soit 855,8 millions $ que représente le marché du livre numérique. Juteux.
 
Pour cette raison l’IBPA interpelle Apple au nom de ses 3600 membres et réclame que le principe de diminution du pourcentage ponctionné s’applique également à eux. 

« 40 % des membres de l’IBPA ont déclaré des revenus inférieurs à 5000 $ en 2019 (70 % de revenus annuels inférieurs à 100.000 $). En comparaison, le chiffre d’affaires des services d’Apple (comprenant App Store, Apple Music et Apple Books) est passé à 14,5 milliards $ durant le quatrième trimestre en 2020 qui vient de s’achever contre 12,5 milliards $ pour la même période l’an passé. »

En réduisant sa commission de 30 à 15 % pour les sociétés réalisant moins de 1 million $, Apple contribuerait donc largement à aider la diffusion d’auteurs et de catalogues de livres à travers sa plateforme. À condition que les éditeurs répercutent ces 15 % de différence sur le prix de vente public, bien entendu…

crédit photo : ActuaLitté, CC BY SA 2.0


Commentaires
Apple reste le numéro 1 mondial de la pressurisation, toute catégorie confondue (Amazon est un petit joueur à côté et les éditeurs français des nains).

Apple est une machine fabriquée pour emprisonner l'usager : tout est fait pour détenir ses données afin de l'enfermer dans un système. Mais Apple est avant tout un communicant hors pair : tous les prisonniers sont heureux d'être en prison, car les murs de la prison sont roses !

On vit une époque formidable...
Apple sont qq outils et des api... Que dire de Google, de ses datas et ressources... La numérisation des écrits c'était pr le moteur... Google plus fort que des états... Dou le lancement d'une procédure vs loi shermann (monopole).
Non, Sans vouloir défendre Google qui n'est pas un ange chez les GAFA, Google a toujours joué le jeu de la libération : vous pouvez toujours récupérer vos données et les convertir dans un autre format.

Vous pouvez même utiliser un smartphone Android sans compte Google... Le code source même d'Android est disponible et vous pouvez vous créer vous-même votre propre téléphone. Il n'y a aucun monopole sur l'accès aux applications et vous pouvez développer et faire payer votre application le prix qui vous chante sans donner la dîme à Google.

Il y a donc un univers entre Google et Apple.

En ce qui concerne le monopole et sa lutte, il s'agit juste d'une habitude américaine qui défend le pays américain de toute dérive monopolistique afin de garder le contrôle national aux élus. Depuis AT&T, les Américains dézinguent systématiquement tout gros contre-pouvoir potentiel.

Il sera d'ailleurs très amusant de suivre ce qui va se passer si Biden est élu. Comme il a eu le soutien sans faille des GAFA, est-ce qu'il va poursuivre la politique anti-monopolistique engagée par Trump ? Les chances sont minces et les GAFA seraient rassurés de le voir à la présidence pour continuer leurs magouilles en toute tranquillité.
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