L'université Stanford inaugure la bibliothèque sans livres

Clément Solym - 05.08.2010

Lecture numérique - Acteurs numériques - bibliothèque - sans - livres


Le déplacement des fonds de documentation de la Bibliothèque d’ingénierie de Stanford vers un autre centre a été le prétexte à un bouleversement de son fonctionnement. Ne conservant pas plus de 10.000 ouvrages (à peine 1/8 de son fond), la bibliothèque universitaire se transforme en bibliothèque numérique.

Largement vidée de ses rayonnages, l’établissement fait la part belle à l’installation de nouvelles technologies. En plus d'ordinateurs traditionnels dont un avec très grand écran pour faciliter le travail en collaboration des étudiants, l'équipement sera constitué de quatre Kindle 2 avec connexion WiFi, 15 lecteurs numériques standards qui pourront être emprunté à l'extérieur de la même façon que les ouvrages, ainsi qu'un bulletin électronique qui diffusera un flux RSS à l'entrée du bâtiment. Mais c’est au niveau de la recherche que la nouvelle bibliothèque franchit un cap.

Nommé xSearch, le moteur de recherche de revues scientifiques effectue des recherches à partir de 28 bases de données en ligne et 12.000 revues spécialisées. Pour Helene Josephine, chef bibliothécaire des lieux, « tout cela va être magnifique » et elle exprime sa hâte « de montrer cela aux étudiants » à l’occasion de portes ouvertes. Un évènement qui conclut 3 ans de réflexion autour du projet.


Deux fois plus petits que le précédent centre de documentation, les nouveaux locaux ont tiré profit de la numérisation de contenus en lieu et place des rayonnages imposants. Si ce concept de bibliothèques sans livres ravive une querelle d’anciens et de modernes autour de l’importance du livre dans une université, les bibliothécaires y trouvent leur compte.
 

Pour Andrew Herkovic, directeur des communications des bibliothèques de l’université Stanford, pas question de se débarrasser des livres, mais « nous pensons qu’ils n’est pas nécessaire de les garder sur le campus, accessibles instantanément pour les chercheurs » a t-il expliqué sur le site de l'université.

Gain de temps, gain de place

Là où se tenait un rayonnage, des centaines de livres sont accessibles virtuellement, mais surtout, la facilité de conservation par les technologies numériques transforme le métier de bibliothécaire. Là où le personnel était occupé à la gestion de place, au rangement de volumes et à la conservation, aujourd’hui, « nous n’avons plus à nous préoccuper de cela », explique Herkovic. « Nous avons des versions électroniques de ces revues, nous avons des archives de sauvegardes électroniques pour ces revues, ainsi qu’un système de préservation numérique », énumère-t-il.

Grâce au gain de temps et de place, les bibliothécaires souhaitent mettre l’accent sur la mise en place d’ateliers, de nouveaux service, et sur la relation personnalisée avec les étudiants. Mais toujours sans oublier les nouvelles technologies. Le personnel estime qu’il sera plus disponible grâce aux systèmes de messageries mail et instantanée, et, y compris Facebook.

Stanford est une des universités les plus prestigieuses de la Sillicon Valley en Amérique.



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