L'opportunité est grande pour un auteur que de faire carrière seul

Clément Solym - 11.10.2011

Lecture numérique - Législation - droit - auteur - agents


Pas très contents, les agents, de s'être fait traiter de « conservateurs », au cours d'une conférence menée hier à la Foire du livre de Francfort. Le responsable du groupe Mondadori qui critiquait vertement les conditions tarifaires exigées par les agents a trouvé un bel écho dans une autre table ronde qui se déroulait à la Foire. (voir notre actualitté)

 

Au cours d'une conférence organisée par Publishers Launch, les agents ont ainsi critiqué les discussions de la veille sur le tarif de vente des livres numériques, et affirmé plus particulièrement le besoin pour leurs clients de percevoir des droits d'auteur plus importants. David Miller en particulier, fait état de négociations qui ont permis à certains de ses auteurs de dépasser les 25 % habituels.

 

L'agence littéraire américaine Trident Media Group avait dernière fait l'actualité, en décidant de lancer une structure de vente destinée à commercialiser des livres numériques. (voir notre actualitté

 

Pour Robert Gottlieb, son président, les éditeurs sont encore fixés dans leur modèle traditionnel de rémunération. Et de ce comportement découlent des aberrations pour les auteurs. En effet, les maisons, selon lui, devraient bien plutôt chercher à avancer dans les négociations, sous peine de voir des acteurs comme Amazon, avec son service d'autoédition, rafler le marché. Et surtout proposer des avantages financiers bien plus importants pour les auteurs.

 

« Les éditeurs ont une véritable frayeur du marché de l'ebook, parce qu'ils voient l'opportunité pour des auteurs qu'ils n'avaient pas auparavant. » En clair, celle de faire carrière tout seul. Une situation qui s'est déjà vue, et se reproduira vraisemblablement. Avec des droits d'auteur trop bas, il sera compliqué, et de plus en plus, de conserver les auteurs chez des éditeurs, alors que le service Direct Kindle Publishing permet de toucher 70 % du prix de vente de son livre numérique.

 

Un refus de s'adapter, peut-être, mais un modèle économique pour Amazon et consorts qui reste particulièrement dangereux pour l'avenir des grands groupes.

 

David Miller, de l'agence britannique Rogers, Coleridge and White essaye de proposer une voie médiane. Certains dérapages qui ont eu lieu dans le pays se rattrapent progressivement. Il explique avoir obtenu plus de 25 % de droits pour ses clients, et que les éditeurs avec lesquels il est en négociation comprennent mieux les enjeux. Sauf qu'il faut que l'auteur montre patte blanche et dispose d'un catalogue déjà fourni. En outre, les agents britanniques se montreraient un peu plus prudents dans leurs négociations avec Amazon et moins prompts à s'aventurer avec le cybermarchand.

 

La création de valeur, le propre de l'éditeur, doit encore et toujours être valorisée, tout en ne négligeant pas les besoins des auteurs...

 

Conclusion facile, mais si juste.




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