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Florence : le roman graphique interactif de l'amour au quotidien

Clément Solym - 05.02.2020

Lecture numérique - Applications - amour jeu vidéo - quotidien couple jouer - Florence BD


Un jeu vidéo qui se consacre à la relation de deux protagonistes — pas avec la glaciale approche de Sim City ou une horreur comme Second Life. Non. Le graphisme ici, le dessin, tiennent un rôle considérable. Ken Wong avait amorcé Florence en février 2018, avec une idée en tête : s’intéresser à l’humain, fondamentalement. Et si l’amour est une motivation, c’est au quotidien, littéralement, qu’il est ici joué…



Foin de kidnapping, d’armes surpuissantes pour délivrer une princesse dans un donjon, ou d’une guerrière traversant des plaines hostiles pour retrouver son bien-aimé. Florence Yeoh est une jeune femme de 25 ans, qui tombe amoureuse de Krish, un violoncelliste. 

Sorti en une trentaine de langues sur appareils iOS pour la Saint-Valentin 2018, Florence s’apprête à vivre une vie sur Nintendo Switch, PC et Mac, à partir du 13 février prochain. 

Le gameplay est celui d’un couple, dans ses tâches les plus minimes : se brosser les dents, gérer un emménagement — celui de Krish dans l’appart de Florence — et en somme, le partage de la vie à deux… celle précisément qui apporte les ennuis que l’on n’aurait pas eus seul. Et qu’il faut apprendre à dépasser, pour garder celui ou celle que l'on aime.
 
Tout l’attrait de Florence repose sur cette dose d’émotion brute, mais avant tout, d’honnêteté : traverser le monde en le regardant depuis le point de vue de Florence. Le créateur avait d’ailleurs rapproché son jeu de Eternal Sunshine of the Spotless Mind ou encore (500) Days of Summer. 

Et ce, en ce sens que tout y devient banal, splendide, désordonné, tendu, enthousiasmant. On s’assoit dans un canapé à deux, et tout devient merveilleusement simple, ou l’on se parle au cours du dîner, en partageant le repas. On s’attache aux détails, au sens du réel, avec une approche BD qui devient essentielle pour garder une note d’imaginaire. 

Comme l’indique Ken Wong, dont le travail est au demeurant splendide, sa bande dessinée interactive est une illustration de ce slogan des années Flower Power : Faites l’amour. Pas la guerre. 
 
On est triste, on est heureux, on vit, tout simplement. 




Le pitch : « Florence Yeoh se sent un peu à l’étroit. Sa vie est une routine sans fin : boulot, dodo et trop de temps passé sur les réseaux sociaux. Un jour, elle rencontre un violoncelliste nommé Krish, qui bouleverse tout, sur la manière dont elle voit le monde et elle-même. »

Mini-jeux, puzzles, entraide, séparation : l’inspiration roman graphique est délicieuse, et promet surtout « une histoire intime et inoubliable ». 




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