36 % des Italiens ont piraté un livre : coût, 528 millions € pour l'industrie

Nicolas Gary - 22.01.2020

Lecture numérique - Législation - piratage livres Italie - contrefaçon internet livres - Italie pirates millions


Chaque jour, 300.000 actes de piratages en ligne sont commis. Ils concernent des livres universitaires, professionnels ou plus divers. En somme, 528 millions € seraient soustraits à l’industrie du livre (hors scolaire), soit 23 % de la valeur marchande. Cette première étude menée par Ipsos, sur le territoire italien, conduirait par ailleurs une conséquence directe : la perte de 8800 emplois.


Dark Web Vador - pixabay licence
 

La recherche commandée par l’Association italienne des éditeurs est une grande première : 107 millions d’actes de piratage sont menés chaque année, y compris de livres. Plus d’un Italien sur trois (36 %), âgée de plus de 15 ans serait concerné, mais il y a mieux : 61 % des professionnels (avocats, notaires, comptables, ingénieurs, architectes et autres) y prennent part. De même que 80 % des étudiants sont concernés.

Des résultats qui incitent les éditeurs à se tourner vers l’État pour demander des comptes. « Ces données sont dramatiques, au-delà de toute prévision », indique le président de l’AIE, Ricardo Franco Levi. 
 
Mais surtout, il en appelle à des solutions pédagogiques, nécessaires, puisque la répression ne semble absolument pas opérationnelle. Selon lui, les pirates « ne sont pas toujours pleinement conscients des effets de leur comportement ». 

Un fait que confirme l’étude : 39 % des 4000 répondants estiment que leur comportement n’est pas ou peu grave, et 66 % considèrent qu’il n’est pas possible qu’il se fasse prendre. 
 

Tous les secteurs concernés


Pour autant, c’est bien l’ère numérique qui est présentée comme responsable de ces chiffres. Du partage simplifié au piratage pratiqué, il n’y a jamais eu qu’une voyelle de différence. « Il est nécessaire d’améliorer les outils de protection contre toute forme d’exploitation illégale du droit d’auteur », insiste Andrea Riffeser Monter, présidente de la FIEG, Federazione Italiana Editori Giornali (pour la presse écrite).

En effet, 25 % des Italiens sont passés par internet pour pirater un livre numérique ou audio, au moins une fois dans l’année — via des plateformes spécifiques ou des sites. A contrario, 17 % ont reçu un ebook par un membre de leur famille – sorte de prêt entre amis ? Plus étonnant, 8 % ont reçu un livre photocopié d’amis ou connaissances et 7 % ont acheté un livre photocopié — principalement dans le cas d’études universitaires.

Sauf que 84 % des pirates savent, malgré tout, que leurs actes sont répréhensibles, voire illégaux.

Pour le Bel Paese, les pertes économiques représenteraient 1,31 milliard € — dont 216 millions correspondraient à des manques pour l’administration fiscale. Si 8800 emplois seraient concernés par ces pratiques, le monde du livre serait concerné à la hauteur de 3600 emplois. 




Commentaires
Si seulement il y avait plus de bibliothèque en Italie, ce problème serait moindre. Le coût des livres scolaires est dingue, c'est tout un lobby. Après on s'étonne ? Moi je comprends malgré que je désapprouve totalement car des auteurs et autrices meurent à cause de ces pratiques. L'Etat Italien est le premier fautif !
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